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Les réflexions gaullistes de la semaine du 25 au 31 mai 2020 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 27 Mai 2020 10:50

Vendredi 29 mai 2020 : 

Le déconfinement, acte 2... la liberté redevient la règle. 

Les annonces d'Édouard Philippe hier à Matignon tiennent compte de la réalité sanitaire : si le virus est encore présent sur le territoire, il n'y aura probablement pas de deuxième vague.

Plus de restrictions de déplacement ; retour en classe ou réouverture des cafés et restaurants mais aussi, en zone verte, des salles de spectacles, des théâtres, des campings ou encore des piscines...

 

Seules quelques règles restrictives, dont l'interdiction des rassemblements de plus de 10 personnes dans l'espace public, demeurent : le déconfinement s'accélère donc à partir du 2 juin !

La France respire et entame un retour à la vie (presque) normale. Après 55 jours de confinement et 17 jours de déconfinement progressif, une nouvelle séquence s’ouvre.

Mais ne nous y trompons pas, l'enjeu est clairement économique. 

Pendant le confinement le modèle français - celui que les réformes sont censées détricoter - a amorti le choc économique et social et permis d’éviter un scénario à l’américaine mais le réveil est douloureux : la récession sera plus importante que prévue selon l'INSEE et le chômage a explosé en avril (+ 22%). 

Alors, il n'y a plus de temps à perdre pour le gouvernement qui se sait attendu.

Tout comme nous sommes en droit d'attendre, en retour, de nos dirigeants une vraie réflexion sur nos modes de vie et les valeurs qui fondent notre société. Car il serait impensable de revenir au monde d'avant le coronavirus au nom de la relance économique (lire réflexions gaullistes CC, 11/05).

Or, si cela consiste simplement à installer une commission d'experts chargée de « présenter des recommandations pour rendre les politiques économiques plus efficaces », comme envisage de le faire aujourd'hui Emmanuel Macron, autant dire que nous sommes très loin du compte !


Jeudi 28 mai 2020 : 

L'hydroxychloroquine n'est plus autorisée en France pour traiter la Covid-19 depuis que le gouvernement a abrogé, hier, le décret d'autorisation.

Cette décision est intervenue à la suite d'un avis défavorable du Haut conseil de la santé publique et après que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ait, le 25 mai, temporairement suspendu ses essais cliniques sur les effets de la chloroquine.

Il n'en fallait pas plus pour déclencher la polémique et raviver les théories du complot...

Ce médicament, miracle pour les uns et inefficace pour les autres, aura été le feuilleton du confinement du fait de la surexposition médiatique autour du controversé professeur marseillais Didier Raoult.

Depuis 3 mois, tout le monde exprime son avis sur ce protocole, parfois avec un manque de rationalité certain. Le débat est sorti du cadre scientifique pour se retrouver sur la place publique et, bien évidemment, être largement politisé.

Or, nous ne sommes ni médecins, ni chercheurs en épidémiologie pour se prononcer sur la chloroquine et nous devons faire preuve d'humilité dans un domaine qui nous dépasse tous.

En temps normal, les controverses scientifiques sont monnaie courante et l'on ne parle que très rarement dans les médias et les débats politiques d’un possible traitement à un virus avant que les essais cliniques ne soient finalisés !

Naturellement, cela ne doit pas nous interdire de nous interroger sur la publication d’études (à l'instar de The Lancet le 22 mai dernier) mettant en garde contre un possible danger alors que des patients ont guéri grâce à ce traitement... où se situe la vérité ?

Pour avoir une réponse précise, encore faudrait-il laisser les essais thérapeutiques être menés jusqu'au bout et permettre aux chercheurs de travailler de la manière la plus sereine qui soit...

En tout état de cause, après les différents scandales sanitaires qui ont émaillés ces dernières décennies (Affaire du sang contaminé ; Médiator), les autorités de santé publique souffrent d’une grande défiance que la gestion de crise à la petite semaine de la pandémie de Covid-19 n’est pas venue infirmer. Bien au contraire. Et, en cela, le docteur Raoult n’y est pas pour grand chose…


Mercredi 27 mai 2020 : 

À chaque semaine, son plan de sauvetage...

Après le tourisme (lire réflexions gaullistes CC, 15/05), Emmanuel Macron, en visite hier dans une usine de Valeo à Etaples (62), a annoncé un plan de 8 milliards pour venir en soutien de la filière automobile.

Naguère adepte du libéralisme, le voilà qui découvre les vertus de l’interventionnisme économique. Encore un peu et il finira souverainiste ! Personne n'est dupe de la manœuvre !

Pour paraphraser François-René de Chateaubriand, "ainsi, ce n'est pas le défaut de sincérité, c'est toujours le trop de bonne foi qu'il faudrait reprocher [à vos ministres.]"

Alors, à défaut de sincérité, on se contentera de ce pragmatisme macronien car l'automobile française mérite d'être sauvée.

Si nous ne sommes pas le 25 décembre, c'est déjà Noël pour les constructeurs durement touchés par deux mois de confinement.

En effet, avec une activité en chute de 80 % et 400 000 véhicules invendus (soit une valeur de 10 milliards d’euros), la situation est critique pour un secteur qui, à lui seul, pèse 16 % du chiffre d’affaires de l’industrie française...

Ces mesures se déclinent en plusieurs niveaux : des aides à l'achat de véhicules propres mais aussi des initiatives afin de localiser (et non pas relocaliser) en France la production de voitures électriques.

La conversion verte s'effectue à coup de subventions publiques... mais pour une fois que l'État soutient l'industrie, il serait malvenu de cracher dans la soupe ! la crise est profonde et ce plan est le bienvenu.

Pour autant, il inclut aussi le prêt garanti de 5 milliards à Renault qui, dans le même temps, s’apprête à supprimer 5 000 postes... pour la cohérence, il faudra repasser !

Les erreurs stratégiques des constructeurs - Renault notamment - ne se rattraperont pas en un claquement de doigts ; de la même façon lorsqu’il s’agit de passer du moteur thermique au moteur électrique, ce qui implique un changement de culture industrielle qui ne se décrète pas mais s'anticipe, se prépare et s'accompagne !

Mis à jour ( Vendredi, 29 Mai 2020 09:27 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 18 au 24 mai 2020 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mardi, 19 Mai 2020 08:47

Samedi 23 mai 2020 : 

Sauf avis contraire du conseil scientifique, le second tour des élections municipales aura lieu le 28 juin prochain avec masque obligatoire.

Dans cette affaire, il n'y avait de toute façon que le choix entre le pire et le moindre mal.

Alors que face à l'épidémie de coronavirus, deux tiers des 71 pays ayant des élections ou votes prévus ont décidé le report, notre gouvernement a choisi d'organiser ce scrutin, 8 heures après la fermeture des bars, restaurants et cinémas et deux jours avant l'entrée en vigueur du confinement !

Jamais le premier tour n’aurait dû être maintenu dans les conditions où il s'est tenu 15 mars dernier et, de toute évidence, sans avoir la certitude de pouvoir organiser le second dans le délai d’une semaine prévu par l'article L56 du code électoral.

Mais le corps électoral ayant été placé au milieu du gué, il fallait en sortir et le plus vite était le mieux.

Le Conseil d’État n'a d'ailleurs pas affirmé autre chose dans son avis du 18 mars puisqu'il a indiqué que le report ne devait pas dépasser, "eu égard aux circonstances qui le justifient, un délai raisonnable".

Cela ne lève pas pour autant toutes les interrogations. Ainsi :

- Quid de la campagne du second tour - qui sera virtuelle et sans meeting - et donc de l'égalité entre les candidats qui doivent être soumis au même traitement ?

- Quid de la sincérité de ce scrutin qui a d'ores et déjà été faussé au premier tour par une baisse très nette de la participation et qui risque, au mois de juin, de connaître la même désaffection ?

Ces échéances ont été tronquées, alors même que les municipales sont, avec la présidentielle, l'élection préférée des Français.

En outre, la France du 28 juin n'est plus celle du 22 mars ! les enjeux ne sont absolument plus les mêmes qu'en février et mars derniers.

Ce scrutin est donc un coup pour rien qui n'autorise aucune lecture politique autre que ponctuelle et locale.

Les maires qui seront ("mal") élus en 2020 devront l'assumer car ils ne pourront empêcher le doute sur leur légitimité durant les six prochaines années !


Mercredi 20 mai 2020 : 

L'épidémie que traverse la France a mis une lumière crue sur le "désarmement sanitaire" du service public de santé.

Fin mars, à Mulhouse, Emmanuel Macron avait évoqué un "plan massif" pour l'hôpital après la crise.

Le gouvernement est donc attendu au tournant car ce ne sont ni des applaudissements, ni des médailles dont ont besoin les personnels soignants.

Les équipements (masques, blouses, respirateurs, médicaments) ont cruellement fait défaut et les salaires des soignants ne sont pas au niveau des standards européens.

La revalorisation des métiers hospitaliers et des salaires sera naturellement au cœur du "Ségur de la santé" qui s'ouvrira lundi prochain.

Néanmoins, cet énième rendez-vous, organisé dans la précipitation, pour évoquer les revenus et conditions de travail des personnels du secteur public de la santé, laisse dubitatif.

Non seulement les organisations représentatives de la fonction publique hospitalière n'ont pas été consultées en amont mais le dernier plan d'urgence pour l'hôpital public a été exposé par le Premier ministre il y a à peine 6 mois !

Nous avions alors commenté cette rustine sur une jambe de bois de la façon suivante : "Trop peu, trop tard" (lire réflexions gaullistes CC, 21/11).

Il aurait été tellement préférable que nous nous trompions au vu de ce qui s'est passé depuis lors...

Notre système de santé n'était pas préparé à absorber le choc d'une pandémie mondiale, certes exceptionnelle mais aux conséquences tellement prévisibles. Qu'en aurait-il été de nos capacités hospitalières sans le confinement ?

Il faut maintenant changer de braquet ; refonder en profondeur le système de santé français et mettre fin à trente ans de politiques de réduction des dépenses qui l’ont mis à genoux sur fond d'acronymes devenus monnaie courante, tels que la LOLF ; la RGPP ou la MAP.

Emmanuel Macron a reconnu "une erreur dans la stratégie" de sa politique de santé - ce qui était la moindre des choses - et a promis, au-delà des "primes Covid", une vraie revalorisation des carrières.

Malheureusement, l'enfer est pavé de bonnes intentions...


Mardi 19 mai 2020 :

 

 

Hier, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont tenu une conférence de presse commune afin de dévoiler une « initiative » franco-allemande (qui doit encore être validée par les autres États européens).

Souveraineté européenne ; Europe de la santé ; dénonciation des pays qui ferment leurs frontières sans prévenir... à croire que Macron et Merkel n'ont tiré aucune leçon de la crise sanitaire provoquée par le coronavirus !

Face à la pire crise mondiale depuis 1945, l'Union Européenne - qui a favorisé la concurrence entre pays européens et affaibli les services publics (par l’austérité budgétaire) et les industries (par la monnaie unique) de la plupart des États membres - est apparue dépassée et prisonnière d'un logiciel d'un autre âge.

Au contraire, cette pandémie a été le révélateur d'une évidence : le retour des États-Nations au centre du jeu, seul cadre pertinent pour répondre aux attentes des populations.

Où était l'Europe pendant 2 mois ? aux abonnés absents, tandis que les pays se sont débrouillés comme ils le pouvaient et que la solidarité est souvent venue d’ailleurs !

De fait, la santé demeure, dans les traités, dévolue aux pays qui composent l’Union. Or, les adeptes du fédéralisme qui nous dirigent ne sauraient l'accepter davantage... tout est donc bon pour affaiblir l'autorité des Nations et concéder encore un peu plus de souveraineté.

Avec Macron, c’est l’Europe d’abord et la France après.

Alors, autant dire que ce n'est pas le fonds de relance de 500 milliards en soutien aux secteurs et régions les plus touchés (financé par le budget communautaire au moyen d'un emprunt sur les marchés financiers et que nous devrons rembourser au titre de la mutualisation de la dette) qui fera passer la pilule de ce contre-sens historique du couple franco-allemand.

L’essence même de l’UE, avec la soumission du politique à des organes supranationaux, incapables de répondre aux urgences économiques, sociales et climatiques, n'est plus notre avenir.

Gageons que, demain, on parle enfin production locale et État stratège mais que l'on n'achète pas le silence des peuples avec la planche à billets !

Mis à jour ( Lundi, 25 Mai 2020 10:46 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 11 au 17 mai 2020 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Lundi, 11 Mai 2020 09:20

Vendredi 15 mai 2020 : 

Sous réserve de l’évolution de l’épidémie et de possibles restrictions localisées, les Français pourront partir en vacances en France en juillet et en août.

Cette annonce d'Édouard Philippe, hier, à l’issue d’un comité interministériel sur le tourisme, tout le monde l'attendait avec impatience. 

Les Français, bien sûr. Ou plutôt ceux qui pourront s'offrir ces moments reposants en famille après un printemps inédit qui a bouleversé leurs vies.

Mais aussi, et surtout, les professionnels du tourisme ; une industrie qui pèse lourd en France (la filière représente 2 millions d’emplois directs et indirects en France et 8 % de la richesse nationale) et qui avait besoin de perspectives.

Or, plus on répond aux doutes, plus les questions surgissent. 

Envisager une saison estivale similaire aux précédentes ne relève-t-il pas de la gageure ?

Car si la liberté retrouvée lundi s'accompagne d'une responsabilité collective et individuelle, elle devrait aussi interpeller sur nos sociétés, nos modes de vie et nos priorités...

En outre, alors que les cafés et restaurants restent toujours fermés jusqu'au 2 juin minimum en zone verte ; que les grands musées et lieux patrimoniaux, qui peuvent entraîner des déplacements importants du public, vont devoir repenser les conditions de visite avant d'espérer réouvrir  ; que de nombreux festivals ont été annulés et que les plages recommencent juste à être accessibles sous condition (en mode "dynamique"), tout le monde a bien conscience que, cette année, rien ne sera comme avant.

Et même si, le temps d'un été, quelques milliers de Français se mettent à redécouvrir la France et ses joyaux naturels et patrimoniaux, il en faudra beaucoup plus pour rassurer un secteur qui va vivre sous perfusion durant plusieurs mois, en atteste l'enveloppe annoncée de 18 milliards d’euros.

Les vacances sont une soupape de sécurité mais la bouteille d'oxygène est déjà sur la réserve...


Mardi 12 mai 2020 : 

Les Français ont retrouvé hier une liberté de mouvement sous contrôle strict et, à l'exception de quelques ratés au démarrage dans les transports parisiens, tout le monde (ou presque) a suivi à la lettre les consignes.

Tous ceux qui croyaient que le civisme n'était pas une vertu cultivée en France en sont pour leurs frais.

Mais ce retour à la vie réelle laisse quelque peu un goût amer : celui d'une altération durable de la sociabilité.

Ces deux mois nous ont transformés et nous avons appris à vivre autrement. Le port du masque et la distanciation sociale - qui pèse sur notre conception des relations sociales, amicales et familiales - pourraient bien devenir la norme dans une société où la peur de l'autre et de la différence était déjà par trop présente.

En accepter l'augure ne doit pas pour autant nous empêcher de souhaiter qu'il n'en soit rien.

Car vivre avec le virus ne veut pas pour autant dire s'y habituer, comme le laisse pourtant entendre nombre de responsables politiques - pour mieux continuer à restreindre nos libertés jusqu'à ce que l'on ait oublié à quoi elles ressemblent ? -

Et dans ce monde face au virus, c'est aujourd'hui au tour de l'école de se réinventer et d'entamer une rentrée tronquée où nombre d'enseignants et d'enfants manqueront à l'appel.

Pour l’Éducation Nationale, l’enjeu n’est pas tant de maintenir le lien des enfants avec l’école et les apprentissages, alors qu’il ne reste que quelques semaines avant les vacances d’été, mais d’assumer un choix politique contestable et contesté, étant rappelé que le Conseil scientifique COVID-19 était quant à lui favorable à ce que les crèches et établissements scolaires restent fermés jusqu'en septembre…

L’exécutif a fait un pari. Or, la santé publique ne se négocie pas et il devra en assumer les conséquences, nonobstant le choix laissé aux parents qui, pour certains, n’en n’ont justement aucun !


Lundi 11 mai 2020 : 

Ce 11 mai marque la fin de 2 mois de confinement qui ne ressemblèrent à aucun autre et imprimeront durablement l'imaginaire collectif de notre pays.

Ils changeront aussi, n'en doutons pas, nos habitudes.

Car on ne ressort pas indemne d'une telle période, après avoir subi une restriction des libertés sans commune mesure depuis la Seconde Guerre mondiale et quand plus de 25 000 Français ont perdu la vie à cause d'un virus et ne verront pas l'été...

Alors, si l'heure est au déconfinement dans des conditions souvent bancales, cette mise sous cloche du pays laisse aussi la place, comme après une catastrophe naturelle ou technologique, à un réveil difficile...

Avec cette nouvelle étape, notre mouvement gaulliste reprend ses activités et les réflexions d'actualité, qui rythmaient chaque semaine, vont à nouveau vous accompagner pour tenter d'envisager ensemble le monde d'après.

Le choix de la mise en sommeil durant le confinement a été discuté jusque dans nos rangs. Il est pleinement assumé. Sans aller jusqu'à parler d'unité nationale - concept vide de sens brandi par un gouvernement qui n'aura cessé de naviguer à vue du confinement au déconfinement - le temps n'était tout simplement pas aux vaines polémiques et aux joutes politiques. Les Français n'avaient ni le cœur, ni l'esprit à cela.

Ils l'ont signifié dès le dimanche 15 mars en boudant massivement les urnes lors des élections municipales. Leur priorité était ailleurs.

On ne gagne rien à ne pas écouter son peuple. Vouloir capitaliser sur les faiblesses de la gestion de crise d'un pouvoir qui, de toute façon, sera amené à rendre des comptes le moment venu, aurait été une erreur. Ceux qui l'ont fait ne sont que des petits politiciens en mal de reconnaissance à qui il sera pour longtemps rappelé cette médiocrité alors même que les Français avaient peur pour eux et leurs proches.

Confrontés à cette pandémie et malgré leurs craintes, nos concitoyens ont su faire preuve d'unité et de cohésion, ce qui est la force d'une grande Nation. En respectant majoritairement le confinement, ils ont soulagé les soignants qui, en première ligne et avec des moyens indignes d'une grande puissance mondiale, ont fait face avec courage et abnégation.

Et que dire de ces travailleurs de l'ombre, éboueurs, agriculteurs, fonctionnaires territoriaux ou employés de supermarchés qui ont continué à œuvrer pour rendre ce confinement plus vivable au mépris de leur propre santé ces anonymes sont des héros du quotidien !

Il y aura beaucoup de leçons à tirer de cette crise qui est loin d'être finie, tant au plan sanitaire qu'au plan économique et social. Et les décisions politiques qui seront prises dans les prochains mois vont façonner notre monde pour longtemps.

Mais, dans l'immédiat, nous pouvons d'ores et déjà nous interroger sur la manière dont nous allons progressivement reprendre des activités que nous avons mis de côté pendant quelques semaines.

Souhaitons-nous reprendre le cours de nos existences individualistes comme si de rien n'était, avec l'aliénation qui en découle, ou sommes-nous enfin prêts à bâtir un nouveau genre de société avec une meilleure répartition des richesses et du pouvoir ?

En somme, sortira-t-il quelque chose de positif de ce confinement ? si notre volonté de nous engager ; de consommer plus juste et équitable en ressort renforcé, alors cette période unique n'aura pas été inutile !

A l'heure de ressortir de chez nous, prenons soin les uns des autres et de tous ceux que nous allons côtoyer à compter d'aujourd'hui ! Courage à chacune et à chacun d'entre vous !

Mis à jour ( Vendredi, 15 Mai 2020 08:21 )
 

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