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Les réflexions gaullistes de la semaine du 10 au 16 juin 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Jeudi, 13 Juin 2019 18:34

Jeudi 13 juin 2019 : 

 

Fiscalité, écologie, immigration, social… 

Dans sa deuxième déclaration de politique générale, assez soporifique et ressemblant davantage à un catalogue à la Prévert, le Premier ministre a détaillé, hier, le fameux « acte II du quinquennat », placé sous le signe de « l’urgence ».

La ligne directrice demeure inchangée, bien que légèrement repeinte en vert.

Malgré des annonces attendues comme les baisses d’impôts, le sentiment qui prédomine, c’est qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

Le fameux "en même temps" est encore de mise dans les mesures annoncées : à la gauche, il promet la loi autorisant la Procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes et à la droite, il assure que l'État va supprimer les régimes spéciaux ou réformer l’assurance-chômage.

L’œcuménisme macroniste nous tirerait presque les larmes des yeux… de rire !

La réponse n’est absolument pas à la hauteur de la crise sociale et la restitution du grand débat national aurait mérité mieux que ce discours besogneux.

La seule bonne nouvelle réside dans le report sine die de la réforme constitutionnelle après les sénatoriales de septembre 2020. Histoire de voir si le rapport de force a évolué car la majorité présidentielle a bien compris qu’elle n’aurait jamais, en l’état, les 3/5e du Parlement réuni en congrès.

A défaut de gagner celle des Français, Édouard Philippe a obtenu la confiance des députés sans, cette fois-ci, la valse-hésitation des députés de droite qui ont voté massivement contre l'ancien porte-parole de Juppé même si cela ne saurait faire oublier leurs atermoiements et le précédent résultat de 2017.

« Putaintrois ans », comme le disait la marionnette de Chirac aux « Guignols de l’info » !

Mis à jour ( Jeudi, 13 Juin 2019 18:44 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 3 au 9 juin 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mardi, 04 Juin 2019 09:16

Vendredi 7 juin 2019 :

 

 

La Coupe du Monde de football féminine commence ce soir en France et, n'en déplaise aux misogynes à l'image d'Alain Finkielkraut, cette compétition est l'occasion de démocratiser le football féminin et présenter des sportives de haut niveau comme des modèles inspirants.

Jamais elles n'ont bénéficié d'une telle exposition médiatique.

En France, le groupe TF1 diffusera en direct les vingt-cinq meilleures affiches, dont tous les matchs des Bleues : un dispositif comparable à celui du Mondial 2018 en Russie !

Impensable quelques années en arrière.

Elles ont gagné leur place sur le terrain et aujourd’hui l’idée de voir une petite fille se prendre de passion pour le ballon rond n’est plus incongrue. La plupart des équipes de foot ont leur section féminine et, d’ailleurs, l’équipe de Lyon est le seul club européen à avoir remporté 6 fois la Ligue des champions féminine !

Même si les clichés reculent et que le changement des mentalités est réel sur la place des femmes dans le sport, cela suppose néanmoins un engagement de chaque instant.

La preuve, installées au château de Clairefontaine pour préparer leur tournoi, les joueuses de l’'équipe de France ont été priées de céder leurs chambres à ces messieurs qui jouaient un match amical, d'une importance somme toute relative, contre la Bolivie, le 2 juin dernier à Nantes...

Il ne faudrait donc pas que cette Coupe du Monde soit un feu de paille et que sitôt la lumière éteinte, les féminines retrouvent une confidentialité dans laquelle certains auraient aimé qu'elles ne sortent pas. 

En attendant, profitons de ces moments de bonheur collectif, ils sont bien assez rares de nos jours ! 

Allez les Bleues, allez la France !!! Ramenez le trophée comme les garçons l'an dernier ! La France est derrière vous !


Jeudi 6 juin 2019 :

Valérie Pécresse s'est rendue, hier soir, au journal télévisé de France 2, pour mettre fin au suspens insoutenable qui empêchait tous les Français de dormir : la présidente de la région Île-de-France quitte LR, trois jours après la démission de Laurent Wauquiez !

Ce n'est visiblement pas la cohérence qui l'étouffe alors que la veille, elle trônait encore fièrement aux côtés de Gérard Larcher quand il s'agissait d'annoncer la tenue d'une « grande convention nationale » de la droite et du centre...

Ce départ est finalement à l'image de l'intéressée : pathétique !

Jouer sa carte personnelle alors que le bateau coule revient à faire preuve de lâcheté. Au moins, Xavier Bertrand avait su prendre ses responsabilités en quittant le navire en décembre 2017 et il y a gagné une certaine légitimité.

Mais il faut dire que la base militante de LR s'est tellement restreinte qu'elle ne pouvait rien espérer de cette formation politique qui s'enfonce dans la crise, si ce n'est les sifflets qui l'accompagnent régulièrement quand elle prend la parole.

Désormais, avec son mouvement "Libres !", elle pèsera autant qu'Alliot-Marie au sein du "Chêne", c'est à dire absolument rien !

Et ce ne sont pas les ralliements de quelques parlementaires qui y changeront quelque chose.

L'électrochoc qu'elle appelle de ses vœux risque de faire court-circuit. Rideau !


Mardi 4 juin 2019 :

Le Parisien - Aujourd'hui en France a écrit:
Après le départ de Wauquiez, les Républicains cherchent une sortie de crise

Alexandre Sulzer
Article paru dans l'édition du 04.06.19

 

La position de Laurent Wauquiez était devenue intenable depuis la cuisante défaite de LR le 26 mai dernier.

Il ne pouvait que démissionner, comme l'avait fait Nicolas Sarkozy en 1999 après avoir été devancé par la liste Pasqua/Villiers.

Il paye évidemment sa mauvaise stratégie depuis l'élection d'Emmanuel Macron ; le choix d'une tête de liste pour les élections européennes aux positions clivantes et son management calamiteux en interne.

Pour autant, sa démission ne résout rien (lire réflexions gaullistes CC, 2/6).

Il laisse le parti exsangue. Sans perspectives, ni ligne politique claire.

Et si ce n'était pas suffisant, il ouvre une période de guerre des chefs dans laquelle la droite française excelle, même s'il ne s'agit que de régner sur un malade en phase terminale.

Or, l'histoire politique prouve que l'on peut très vite passer d'un grand parti de gouvernement à la marginalisation...

Car ce que traverse LR est déjà arrivé en France avec le CNIP : alors qu'il était encore la principale formation de la majorité présidentielle derrière l'UNR en 1958 (après avoir dominé le paysage politique sous la IVe République avec Antoine Pinay), il a décliné en l'espace d'une mandature pour ne plus jouer de rôle significatif et se retrouver à la marge après le départ de Giscard d'Estaing et des Républicains indépendants.

L'instinct de survie ne suffira donc pas. Dans cette recomposition politique qui s'est ouverte en 2017 (et qui n'est pas encore achevée), quel peut encore être l'avenir d'un parti politique de centre-droit qui ne parle plus ni à son aile gauche, attirée par les sirènes du macronisme, ni à son aile droite, séduite par le discours du RN, devenu premier parti d'opposition ?

L'avantage et le confort pour les gaullistes, c'est qu'ils n'auront pas à résoudre cette question. A l'Union du Peuple Français, nous savons sur quelles valeurs nous nous appuyons mais aussi vers où et avec qui nous souhaitons aller.

Mis à jour ( Vendredi, 07 Juin 2019 11:15 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 27 mai au 2 juin 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Dimanche, 02 Juin 2019 22:51

Dimanche 2 juin 2019 : 

Une semaine après les élections européennes, les rapports de force dans de nombreux États membres ont été modifiés, à commencer par la France.

La droite républicaine est en lambeau et elle ne peut s'en prendre qu'à elle-même.

Incapable de trancher le nœud gordien entre les gaullistes souverainistes et les libéraux européistes, elle n'a jamais eu de ligne cohérente sur le sujet européen. Et cela ne date pas d'hier. 

Du gaullisme initial, de l’ancien RPR, il ne restait déjà plus rien depuis la création, en avril 2002, de l’UMP. 

Et du parti de gouvernement qu'il était, il ne reste plus qu'un ersatz du parti lepéniste en raison de son incapacité à se renouveler et de son incohérence stratégique.

Car, naturellement, ce désastre est aussi le résultat d'une stratégie perdante depuis 2017.

LR garde des élus mais n'a plus d'électeurs du fait d'une absence d'espace politique que ses dirigeants ont été les seuls à ne pas voir.

Comme Giscard en 1974, Macron a dépoussiéré de vieilles idées pour les ripoliner de neuf et faire basculer la droite bourgeoise eurobéate dans le camp de la majorité présidentielle.

Si Laurent Wauquiez est la cible de toutes les critiques, son cas personnel importe bien peu au final car le scrutin européen a créé un tel trou d'air à droite que la question dépasse celle des hommes et du chef.

Partout en Europe, une cassure s'opère entre les conservateurs et le centre-droit avec le risque de s’asseoir... dans le vide !

Mais quand certains s'interrogent sur ce que va devenir la droite, les gaullistes préféreront, eux, toujours se soucier de ce que sera l'avenir de la France.

Mis à jour ( Mardi, 04 Juin 2019 09:21 )
 

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