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Les réflexions gaullistes de la semaine du 18 au 24 février 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 20 Février 2019 12:16

Mercredi 20 février 2019 :

Des milliers de manifestants se sont réunis hier soir à Paris et en province à l'initiative d'une cinquantaine de partis, associations et mouvements qui ont appelé à faire front commun contre l'antisémitisme (lire communiqué UPF, 19/2).

Après les actes abjects de ces derniers jours et la découverte, hier encore, de la profanation du cimetière de Quatzenheim (67) où 96 tombes ont été recouvertes de croix gammées, l'hommage empreint de dignité et de sobriété de ces rassemblements a été un magnifique et puissant rappel aux fondements mêmes de notre société démocratique ainsi qu'à la conscience de nos valeurs fondamentales.

Personne n'est dupe du caractère éphémère d’un tel rassemblement, mais il est heureux de constater que toute la classe politique peut parfois se rassembler pour refuser l'inacceptable.

La condamnation de l'antisémitisme ne suffira pas pour autant à faire une politique, ni à se refaire une virginité, tant les partis politiques à la manœuvre sont parfois les premiers à tenir des discours ambigus qui contribuent à fissurer les digues républicaines.

En outre, l'indignation n'a jamais empêché l'ignominie et le souvenir de 2015 est encore frais pour nous le rappeler. 

C'est d'ailleurs parce que nous avions refusé de participer à la marche républicaine de janvier 2015 que les gaullistes sont aujourd’hui bien placés pour faire preuve de lucidité…

A lui seul, ce sursaut républicain ne permettra pas de mettre un terme à la dérive d’une minorité violente qui se croit forte parce qu’on parle d’elle.

Que faut-il de plus ? nous devons déjà, à l'heure d'Internet, des réseaux sociaux et de la post-vérité, être tous mobilisés pour déconstruire les stéréotypes et idées préconçues qui continuent d’être véhiculés sur les religions. Ensuite, les mots doivent se concrétiser par des actes qui ne nécessitent pas forcément de se traduire par une nouvelle législation prise sous le coup de l’émotion mais plutôt par un retour aux fondamentaux car l'éducation apparaît bien comme la mère des batailles contre l'antisémitisme et toute forme de discrimination.

Mis à jour ( Mercredi, 20 Février 2019 14:33 )
 
Les gaullistes disent NON à l'antisémitisme PDF Imprimer E-mail
Écrit par Administrator   
Mardi, 19 Février 2019 10:04

Communiqué du Bureau National de l'UPF du 19 février 2019

 
 



Voici dans son intégralité le communiqué du Bureau National de l'UPF concernant l'appel à manifester contre l'antisémitisme :

 

Comment peut-on encore aujourd'hui, en 2019, violenter, ostraciser ou insulter quelqu'un pour la seule raison qu'il est juif, chrétien ou musulman ?

Toute violence suscitée ou justifiée par une religion est inacceptable. 

Personne ne devrait vivre dans la peur de devoir rendre des comptes sur sa religion, qui relève de la sphère de l'intime. 

De la même façon, les récents actes de vandalisme à connotation antisémite sur des vitrines ; des arbres mémoriels ou les portraits de Simone Veil doivent être condamnés sans réserve.

Malheureusement, nous savons tous que le plus insidieux est le discours de haine qui peut être propagé quasi impunément sur les réseaux sociaux et qu’il reste beaucoup à faire s’agissant de ces infractions.

Aussi, les gaullistes s'associent tout naturellement à tous les rassemblements qui auront lieu ce soir en France dans une cinquantaine de départements contre l'antisémitisme, auxquels chacun d'entre nous est invité à se rendre.

Ensemble, imaginons les bonnes pratiques afin de poser les jalons d’un enseignement de l’esprit critique plus que jamais nécessaire et évitons de tomber dans le piège de l’amalgame, tels ces députés qui proposent une loi pour pénaliser l’antisionisme ou le président du CRIF, Francis Kalifat, qui veut « prendre des mesures drastiques pour faire cesser » les manifestations des Gilets jaunes, comme si ceux-ci étaient les seuls responsables de la montée de l'antisémitisme en France…

Mis à jour ( Mardi, 19 Février 2019 12:55 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 11 au 17 février 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mardi, 12 Février 2019 16:31

Jeudi 14 février 2019 :

 

Alain Juppé, 74 ans ; Jacques Mézard, 71 ans et le sénateur LR François Pillet, 68 ans, feront bientôt leur entrée au Conseil constitutionnel...

La nomination de l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac, condamné en 2004 dans l’affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris, et celle d’un ancien membre du gouvernement, au bilan en demi-teinte, en disent beaucoup sur la façon dont Emmanuel Macron envisage l’institution de la rue de Montpensier.

Le président de la République y voit l'occasion de la sorte de procéder à des nominations politiques - que ne renieraient pas les tenants de l'ancien monde - destinées à s'assurer de la docilité des membres choisis.

Le maire de Bordeaux est ainsi récompensé de sa complaisance envers le pouvoir. Sa proximité avec son poulain Édouard Philippe est connue de tous et, en novembre dernier, il avait même accepté de participer à un dîner élargi à l’Élysée pour discuter d’une possible liste de rassemblement aux élections européennes. 

Le choix de l'ancien avocat aurillacois, soutien de la première heure du candidat Macron, prouve, quant à lui, que sa sortie du gouvernement était négociée. Mais n'est pas Badinter qui veut.

Après Charasse, Jospin ou Fabius, la carrière politique est une nouvelle fois privilégiée au détriment des professionnels du droit, ce qui pose avec une acuité évidente le problème de l'impartialité des membres du Conseil Constitutionnel.

En faire le cimetière des éléphants politiques n'est pas rendre service à cette institution alors même que sa compétence juridictionnelle a été renforcée par le mécanisme de la Question prioritaire de constitutionnalité.

La seule bonne nouvelle c'est qu'ils devront s'astreindre à un strict devoir de réserve et s'agissant du très libéralo-européiste Juppé, c'est un bienfait !

 

Mardi 12 février 2019 :

Suppression du numerus clausus ; labellisation de 400 à 600 hôpitaux de proximité ; incitation à travailler en groupe pour les professionnels de santé : Agnès Buzyn présentera demain, en Conseil des ministres, son texte pour rapprocher l’offre de soins de la réalité à l’horizon 2022.

Sur le constat, il ne saurait y avoir de véritables désaccords : il faut réformer un système de santé à bout de souffle et mettre en œuvre une transformation structurelle.

Par contre, sur la transposition concrète, ce projet de loi Santé ne rassure personne car de trop nombreux points restent indéterminés et sont reportés à la publication des décrets et ordonnances. 

Mesure phare, la disparition du numerus clausus n’est pas une fin en soi et ne résoudra pas, comme par magie, le problème de la désertification médicale.

D’une part, c’est une décision qui ne produira ses effets qu’à long terme puisque cela revient à agir sur la démographie médicale dans quinze ou vingt ans. D’autre part, cela ne répartira pas mieux les médecins sur le territoire.

Il faut surtout repenser l’accès aux soins et l’idée de labéliser des « hôpitaux de proximité » peut être une réponse adaptée aux inquiétudes exprimées ces dernières semaines par les Français qui témoignent d’un profond sentiment de relégation et d’inégalité dans l’accès aux services publics, dont la santé est un des piliers.

Encore faudrait-il en connaître les critères d’éligibilité et avoir des garanties sur leurs missions afin que ces structures hospitalières ne se résument pas à des établissements au rabais (sans chirurgie, ni maternité) créés uniquement à des fins financières et comptables.

Ce n’est d’ailleurs pas pour rien si les associations des collectivités territoriales (AMF ; ADF ; ARF) et de l'hospitalisation publique (FHF) se sont unies pour cosigner une tribune dans la presse à travers laquelle elles dénoncent le défaut de concertation et tentent de « faire entendre une parole forte et ambitieuse auprès du gouvernement. »

Car il n’y aurait rien de pire qu’une organisation territoriale des soins à deux vitesses où le service public de santé en milieu rural se réduirait à des « télésoins ».

N’est-ce pas de Gaulle, visionnaire, qui affirmait qu’ « en notre temps, la seule querelle qui vaille est celle de l'homme » ?

Or, quelle sera la part de l’humain dans la médecine de demain quand celle-ci se pratiquera par téléconsultation à distance…

La médecine est au service de l’Homme et, même si cela peut paraître incongru en 2019, retrouver des médecins qui sachent écouter, ausculter et prendre du temps pour chaque patient est une nécessité face à l’inhumanité d’un écran d’ordinateur.

Mis à jour ( Jeudi, 14 Février 2019 14:20 )
 

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