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Les réflexions gaullistes de la semaine du 14 au 20 juin 2021 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Jeudi, 17 Juin 2021 16:46

Jeudi 17 juin 2021 :  

Jean Castex a surpris son monde en annonçant hier la fin du port du masque obligatoire en extérieur dès aujourd'hui et la fin du couvre-feu à partir de dimanche. 

Pourquoi maintenant ? 

A trois jours des élections régionales, le gouvernement a le sens du timing mais il ne faut pas s'y tromper : il ne s'agit pas d'un cadeau ! 

Sous prétexte de l'amélioration de la situation sanitaire, le gouvernement veut donner l'impression qu'il accorde une faveur aux Français mais, en fait, il ne maîtrise plus rien. 

L'arrivée des fortes chaleurs et des évènements sportifs (Roland-Garros ; Euro de foot), couplés à l'accélération de la vaccination, ont rendu intenables toutes les mesures de restriction. 

Anticiper de 10 jours sur le calendrier prévu la levée des mesures sanitaires ne fait donc que tirer les conséquences d'une situation devenue ubuesque, où plus personne ne comprenait quoi que ce soit à des interdictions devenues impossible à faire respecter. 

Ainsi, les matchs en soirée Porte d'Auteuil ou les "fan-zones" étaient autorisées, alors même que les fêtes aux Invalides et aux Tuileries étaient dispersées par la police pour « non-respect des règles sanitaires »... comment y trouver de la cohérence ? 

Et, une fois le masque posé et le couvre-feu levé, comment ne pas s'interroger, a contrario et a posteriori, sur l'utilité de ces mesures... car, soit elles étaient nécessaires et il fallait les maintenir coûte que coûte ; soit elles relevaient d’une décision politique et leur abandon ne doit rien au hasard.

Or, n'ayant jamais été scientifiquement prouvé, l'efficacité du masque à l'extérieur a toujours été un sujet épineux. Quant au couvre-feu à 23 heures, il n'avait pas d'incidence sur la circulation du virus... 

Décidemment, le pragmatisme a bon dos quand il s'agit de faire concilier les bonnes nouvelles avec le calendrier électoral !

Mis à jour ( Jeudi, 17 Juin 2021 16:57 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 7 au 13 juin 2021 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 09 Juin 2021 09:17

Mercredi 9 juin 2021 :  

 

Emmanuel Macron a été giflé, hier après-midi, par un jeune activiste royaliste, en marge d'un déplacement à Tain-l'Hermitage, dans la Drôme, alors qu'il venait saluer la foule. 

Bien sûr cette agression est consternante et elle doit être condamnée avec la plus grande fermeté. Pour autant, elle n'est pas tellement surprenante. Ce geste à la portée symbolique et dégradante en dit d'ailleurs long sur l'état du pays ! 

Le climat est délétère : entre infantilisation des citoyens ; polémiques stériles et hystérisation des débats, la France est une véritable poudrière prête à exploser à tout instant. 

Dans une démocratie, il ne devrait y avoir d'autres gifles qu'électorales mais, malheureusement, nous n'en sommes plus à ce stade... 

Avec la pandémie de Covid-19, il a été trop vite oublié la fièvre sociale de l'année 2019. Or, si les manifestations des "gilets jaunes" ont cessé, les problématiques soulevées par ce mouvement n'ont pas été résolues. 

Quand la colère gronde, il est impossible de l'éteindre. Surtout quand, sous couvert de crise sanitaire, il a été restreint les libertés. 

Ce tour de France du président de la République est vécu par beaucoup comme une provocation. A Martel, dans le Lot, il avait déjà été pris à partie verbalement la semaine dernière. 

Et il ne semble bien y avoir que lui pour feindre d'ignorer qu'il cristallise sur sa personne une détestation rare ! 

Qui a oublié l'exfiltration piteuse au Puy-en-Velay en décembre 2018 ou la tentative d'intrusion au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris en janvier 2020 ? 

Aller au contact peut aussi avoir un envers et le soufflet reçu hier devrait agir comme une piqûre de rappel ! 

Force est de constater qu'Emmanuel Macron a tellement affaibli la fonction présidentielle qu'il n'inspire plus le respect. 

Dernièrement, son « concours d’anecdotes », avec les deux youtubeurs McFly et Carlito, et ses séances de selfies au cours de son road-trip en province, à l'instar d'un chanteur à midinettes, ont achevé de dégrader son image et, au-delà, sa parole et sa présidence. 

N'est-ce pas le même qui, pourtant, entendait redonner tout son lustre à la fonction, après la « présidence normale » de François Hollande ? 

Aujourd'hui, à force de rabaisser nos institutions, n'importe quel individu peut se croire autorisé à parler au chef de l'État de la 6e puissance mondiale comme à un vulgaire pilier de bar, quand il ne décide pas de lui porter atteinte physiquement ! 

Loin d'être un « fait isolé », comme Emmanuel Macron veut s'en convaincre, cet incident est la marque d'une rupture criante entre le pouvoir et le peuple qui ne se reconnaît plus dans ses représentants. 

Si cet acte en est la manifestation physique, l'abstention dans quelques jours aux élections régionales et départementale risque bien d'en être la traduction politique…

Mis à jour ( Mercredi, 09 Juin 2021 09:20 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 31 mai au 6 juin 2021 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Jeudi, 03 Juin 2021 08:50

Jeudi 3 juin 2021 :  

Au détour d'une déambulation dans les ruelles de Saint-Cirq-Lapopie (46), digne d'un mauvais documentaire sur la perle de la vallée du Lot, Emmanuel Macron a annoncé hier que la vaccination serait élargie aux 12-18 ans dès la mi-juin. 

Et pourquoi pas aux nourrissons pendant que nous y sommes ? 

Tandis que les adultes ne sont (et ne seront) pas tous vaccinés et alors même que les adolescents sont peu susceptibles de présenter des complications s'ils contractent la Covid, le gouvernement a donc choisi de s'attaquer à la jeunesse, coupable de tous les relâchements et encore une fois montrée du doigt dans la diffusion du virus. 

Nos dirigeants ayant parfaitement compris qu'ils avaient atteint un plafond de verre et que convaincre les plus réticents serait peine perdue, la seule solution pour arriver à l'immunité collective consistait à contourner le problème et à s'attaquer à la circulation virale. 

Quoi de plus simple alors que de vacciner les mineurs en leur promettant de participer plus facilement à des événements culturels ou sportifs, quitte à jouer aux apprentis sorciers. 

Car il importe peu finalement à Emmanuel Macron et à ses affidés que l'on manque encore de recul sur les effets secondaires chez les enfants... 

La preuve : la Haute Autorité de santé (HAS) ne rendra son avis sur cette vaccination des plus jeunes que ce matin. 

Et il faut d'ailleurs voir comment nos technocrates s'expriment sur le sujet ! 

Ainsi, un haut fonctionnaire dans l'administration de la santé n'hésite pas à affirmer que « passé 50 % d'adultes vaccinés aux États-Unis, ça a commencé à ralentir. Quand on arrive là, il faut remettre du charbon dans la chaudière » (sic). 

C'est quand même de nos générations futures que l'on parle... les bras m'en tombent ! 

Avait-on besoin d'en arriver là pour pallier au défaut de vaccination des adultes ? Dans quelle société vit-on pour demander aux enfants de prendre le risque à la place de leurs parents ? 

Cet élargissement de la vaccination pose des questions éthiques qui auraient mérité d'être tranchées autrement que par un président-candidat pérorant du haut de son rocher lotois !

Mis à jour ( Jeudi, 03 Juin 2021 09:01 )
 

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