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Les voeux 2019 de l'UPF PDF Imprimer E-mail
Écrit par Administrator   
Lundi, 31 Décembre 2018 09:00

 

"Un grand peuple, pour avancer, va forcément pas à pas, et à travers beaucoup d'obstacles, mais l'essentiel est qu'il marche vers un but bien défini et qu'il suive constamment sa ligne.- Charles de Gaulle

 

L’an dernier, lors de ses vœux aux Français, le très visionnaire Emmanuel Macron avait estimé que l’année 2018 serait « celle de la cohésion de la Nation ».

Un an plus tard, les « gilets jaunes » ont envahi tous les ronds-points de l’hexagone et contraint le président de la République à revoir sa copie face au mur du réel…

A force de dérapages verbaux et de réformes inéquitables, qui ont dégradé le pouvoir d’achat tout en augmentant de 6% les revenus des 1% de Français les plus riches, cette fracture avec le pays était devenue inévitable.

Les gaullistes, dans leurs vœux pour l’année 2018, avaient pourtant bien rappelé que « nous ne nous réinventerons pas, ni les uns contre les autres, ni les uns sans les autres. »

Pendant longtemps, les élites ont refusé de regarder en face la détresse réelle et légitime de millions de Français qui peinent à terminer les fins de mois.

Il en est résulté une profonde rancœur et un rejet envers une classe politique, adepte de la fausse empathie, qui n’a pas su répondre au chômage de masse et a accru la pression fiscale de telle façon qu’elle représente près de la moitié du PIB.

Le besoin de solidarité est d’autant plus nécessaire que les bouleversements économiques s’accompagnent de mutations sociales graves, avec un délitement des liens sociaux.

Comment imaginer que les contribuables acceptent éternellement d’être de plus en plus taxés pour voir les services publics s’effriter et assister, impuissants, à une mutation numérique qui se fait au prix d’une aggravation de la fracture sociale et territoriale ? 

La fièvre hexagonale impose un changement de cap politique et économique radical pour enrayer la mécanique du pire. 

Trop souvent les gaullistes ont été raillés lorsqu’ils alertaient sur le sentiment de dépossession et de perte de la souveraineté nationale. 

Le pouvoir était censé venir du peuple mais il lui a été retiré des mains.

Aujourd’hui, de cet automne jaune peut émerger une autre France.

Aussi, le moment est venu d’avancer en tant que Nation et d’envisager l’avenir avec espoir.

- Espoir que les citoyens ne restent plus au bord de la route à regarder leur vie quotidienne changer sans participer activement aux décisions,

- Espoir que la grande concertation annoncée par Emmanuel Macron ne soit pas un énième gadget mais permette de donner du sens à cette révolte populaire d’hommes et de femmes qui n’ont parfois plus que la violence pour exprimer les injustices qui les frappent,

- Espoir que les élections européennes de mai prochain, traditionnellement boudées, soient l’occasion d’un sursaut démocratique qui balaye ceux qui caricaturent les enjeux en affirmant que ce scrutin opposera progressistes et nationalistes.

Les solutions ne sont à chercher ni dans la nostalgie d’un âge d’or disparu, ni dans une aventure politique incontrôlable.

Elles nécessitent de renouer avec une véritable vision sociale et d’envisager un nouveau modèle d’aménagement du territoire. 

On ne peut, en effet, traiter de façon indistincte l’ensemble de la population car si certains peuvent se permettent d’assumer des efforts pour changer leurs façons de consommer, de produire et de se déplacer, d’autres vivent un enclavement et un déclassement au quotidien.

En défiant nos modes de pensée, nos militances traditionnelles et nos bien-pensances, le mouvement des « gilets jaunes » a marqué durablement l’Histoire de notre pays.

Comprendre leur colère suppose d’imaginer les engagements politiques où elle devrait mener car si les citoyens veulent faire évoluer la société dans laquelle ils vivent ; venir en aide aux autres ou influencer la politique nationale, ils doivent s’engager et dépasserleur rejet des règles du jeu démocratique.

Elle oblige donc les corps intermédiaires, notamment les mouvements politiques qui souffrent d'un discours politique stéréotypé et usé jusqu'à la corde, à se réinventer.

Pour que la France redevienne une patrie dont nous soyons fiers et pour qu'elle retrouve son indépendance, les gaullistes ont fait leurs le concept original de « patriotisme inclusif », prôné par le politologue Yascha Mounk, qui s’apparente à une tentative de développer une vision positive de la nation, qui ne soit ni une conception étroitement identitaire, ni un rejet pur et simple de la forme nationale.

Ils font ainsi la preuve - et ils continueront en 2019 – qu’ils sont capables d’adapter leurs discours en tenant compte des aspirations profondes du peuple, sans pour autant chercher à récupérer sans vergogne le mouvement populaire qui s’est levé contre la hausse des taxes ou perdre de vue leurs propres orientations.

Ces vœux du nouvel an interviennent à un moment crucial pour l'avenir du pays.

C’est dans ces moments de prise de conscience collective que nous pouvons être fiers d’être Français.

Chacun, à la place où nous sommes, peut contribuer à changer le cours des choses.

C’est pourquoi, malgré les incertitudes de ces temps troublés, le Bureau National de l'Union du Peuple Français ose vous souhaiter, à chacune et à chacun d’entre vous, ainsi qu'à vos familles et à vos proches, une bonne et heureuse année 2019.

Mis à jour ( Mardi, 01 Janvier 2019 10:03 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 21 au 27 janvier 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Lundi, 21 Janvier 2019 10:45

Lundi 21 janvier 2019 : 

Aujourd'hui s'ouvre à Paris le procès de quatre hommes, dont deux anciens dirigeants de l'entreprise Spanghero, soupçonnés d'avoir participé à l'escroquerie de la viande de cheval, vendue comme du bœuf, qui a éclaté en 2013.

Si ce scandale alimentaire n’a eu aucune conséquence sanitaire, il a mis en lumière l’opacité des circuits d’approvisionnement menés par des "traders" de la viande puisque cette dernière, avant de se retrouver dans des boites de lasagnes surgelées au Royaume-Uni, a beaucoup voyagé et est passée entre les mains d’une multitude d’intermédiaires.

Cette affaire a également révélé au grand jour l’existence du "minerai" de viande, destiné essentiellement aux plats préparés, comme les lasagnes en barquettes.

A ce titre, impossible de faire l'impasse sur la question qui fâche et qui renvoie chacun de nous à nos propres habitudes alimentaires... comment les consommateurs qui achètent des steaks hachés à 29 pences (33 centimes d’euros) pouvaient-ils croire qu’ils n’avaient que du bœuf dans leur assiette ?

En effet, cette tromperie, motivée par l’appât du gain, doit nous inviter à ne pas nous tromper de débat et nous interroger sur ce que nous mangeons vraiment aujourd’hui. Ce n’est pas tant le mensonge sur l’étiquette qui devrait nous choquer mais bien la situation dramatique dans laquelle se trouve une bonne partie de l’industrie agroalimentaire, réduite à fabriquer de la valeur ajoutée approximative à très bas coût.

Il est d’autant plus nécessaire d’ouvrir ce vrai débat de fond que cela n’a pas été sans conséquence pour nos agriculteurs, qui n’étaient pour rien dans l’affaire, et a accéléré le déclin de la consommation de la viande rouge en France.

Reste enfin à se demander comment faire pour que cela ne se reproduise pas… la pression financière n’est pas nouvelle, et le scandale de la viande de cheval n’est pas la première fraude ! 

Depuis le 1er janvier 2017, l’étiquetage de l’origine de la viande dans les plats préparés est obligatoire et les amendes encourues ont été augmentées mais, six ans après l’affaire des « lasagnes de cheval », la traçabilité de la viande n’est toujours pas réellement assurée et les contrôles sanitaires sont notoirement insuffisants (54 000 contrôles en 2017 contre 86 239 contrôles en 2012). 

Dans ces conditions, comment faire confiance aux autorités sanitaires ?

Mis à jour ( Lundi, 21 Janvier 2019 15:35 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 14 au 20 janvier 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mardi, 15 Janvier 2019 10:17

Samedi 19 janvier 2019 :

Après le débat marathon de 7 heures au milieu de 600 maires normands mardi, la deuxième sortie du président de la République était prévue hier à Souillac (46), à quelques encablures de Rocamadour... 

Le Lot... un département où il fait bon vivre mais qui subit, comme beaucoup d'autres, l'enclavement des territoires ruraux et la désertification médicale.

Emmanuel Macron est resté 6 heures 30 dans cette petite commune du Quercy sous haute surveillance (les premiers barrages de gendarmerie filtraient les véhicules à 15 kms) face aux maires de la région Occitanie et une Marseillaise a été chantée en chœur par le chef de l'État et les élus à l'issue de la rencontre...

Décidément, il est plus facile de parler à des écharpes qu'à des gilets !

Mais comment pourrait-il en être autrement ? ce format de rencontres reste trop dans le politiquement correct et les quelques rares interpellations musclées - comme celle de Christian Venries, maire de Saint-Cirgues (46) - sont noyées dans une masse d'interventions aux revendications multiples.

Emmanuel Macron est en campagne, sans restriction aucune du CSA... avec une couverture maximale des chaînes d'information continue qui ont gardé l'antenne sans discontinuer.

Car le président a réponse à tout. Il assume sa politique et la défend sans détour, prônant la déconcentration et la connexion aux métropoles régionales en matière de mobilité, faisant fi des considérations d'aménagement du territoire. 

Dans le registre du "cause toujours... tu m'intéresses", difficile de faire mieux.

Les maires servent de passe-plats à un président de la République en reconquête et, à part des beaux discours qui ne convaincront que les convaincus, il ne ressortira rien de positif de ces "one man show" à répétition où les grands absents resteront bien les citoyens.

 

Mercredi 16 janvier 2019 : 

 

Dans quelles conditions le Royaume-Uni quittera l’Union Européenne le 29 mars prochain ?

A la suite du camouflet sans précédent infligée hier à Theresa May par le Parlement britannique (402 voix CONTRE dont une centaine de son propre camp et 202 POUR, un tel écart étant une première depuis 1924 pour un gouvernement en exercice) qui a rejeté l'accord de sortie négocié depuis des mois, l’hypothèse d’un Brexit « dur » n’est plus à exclure.

Mais alors que de nombreuses voix en Europe ont déploré le vote des parlementaires britanniques, comment ne pas comprendre ce vote de défiance ? les institutions européennes ont été particulièrement odieuses dans le cadre des négociations et ont voulu faire payer aux britanniques leur velléité d’indépendance.

Est-il nécessaire d’établir ici un florilège des déclarations, toutes plus outrancières les unes que les autres, que les dirigeants européens ont tenu depuis le référendum du 23 juin 2016 ? (21.02.17 J-C. Juncker : « la facture sera, pour le dire un peu vulgairement, très salée » ; 03.09.17 M. Barnier : « we intend to teach people… what leaving the single market means » ; 16.10.17 J-C. Juncker : « Je verrai Mme May ce soir, on discutera, et vous verrez à l'autopsie »)

L’accord arraché par Theresa May n’était qu’un compromis bancal qui ne pouvait satisfaire personne.

L'un des principaux points de blocage a été le fameux « backstop » (filet de sécurité) qui, pour éviter le retour des frontières physiques entre les deux Irlande, figeait le territoire britannique de l'Irlande du Nord mais également l'ensemble du Royaume-Uni dans les standards européens et l'Union douanière si aucun accord n'était trouvé entre Londres et Bruxelles sur leurs relations futures.

Cette disposition, exigée par Bruxelles, va bien au-delà d’une clause de simple sauvegarde car elle revient à arrimer le Royaume-Uni ad vitam eternam à l'Union Européenne.

Il est clair de toute façon que depuis le début l’Union Européenne veut que le Royaume-Uni sorte de l’Union dans les conditions les moins favorables possibles et n’a pas l’intention de faire des concessions majeures.

Aussi, si jamais le Premier ministre survit à la motion de censure qu’elle doit affronter aujourd’hui et qu’elle retourne ensuite à Bruxelles pour y obtenir un nouvel accord, rien n’indique qu’il serait, cette fois-ci, accepté par le Parlement à Londres qui ne se contentera pas de simples ajustements, d’autant que le leader de l’opposition, Jeremy Corbyn, a flairé l’opportunité de succéder à Theresa May et n’entend pas lâcher sa proie au moment où elle est affaiblie et désavouée...

"L'incertitude est le pire de tous les maux jusqu'au moment où la réalité vient nous faire regretter l'incertitude."

 

Mardi 15 janvier 2019 : 

Le Parisien - Aujourd'hui en France a écrit:
Grand débat et petits flous

Olivier Beaumont et Valérie Hacot
Article paru dans l'édition du 15.01.19

 

Aujourd'hui mardi, Emmanuel Macron va donner le coup d'envoi du grand débat national sur le terrain en se rendant dans une petite commune de l'Eure, Grand Bourgtheroulde.

Le flou le plus total entoure cette consultation qui est contestée avant même d'être lancée.

D'une part, il n'y a aucun pilote crédible pour garantir l'indépendance de ce débat depuis le départ de Chantal Jouanno et son remplacement, hier, par deux ministres, Emmanuelle Wargon et Sébastien Lecornu, chargés de l’animation.

C’est un mauvais signal envoyé par l’exécutif qui est clairement à la manœuvre.

Preuve s’il en est, la Commission nationale du débat public (CNDP) a estimé, dans son rapport de fin de mission diffusé au lendemain de la lettre aux Français envoyée par Emmanuel Macron, qu'un débat trop cadré est "systématiquement un échec" et a déconseillé fortement de préciser les "lignes rouges" à ne pas franchir...

Si le pouvoir macroniste voulait être accusé de piper les résultats du débat, il n’aurait pas à s’y prendre autrement.

De plus, comment peut-on croire que ces deux mois permettront de renouer le dialogue impossible entre les Français et les élus ?

Contrairement à ce que pensent nos gouvernants, le peuple Français est mature. Il n'est pas dupe et n'a que faire d'un tel outil offert comme un hochet pour le calmer.

La Vème République, si contestée, a prévu un dispositif pour garantir la respiration démocratique entre deux échéances électorales. Cela s’appelle le référendum. On n’a depuis rien inventé de mieux pour impliquer toute la population. Encore faudrait-il vouloir l’utiliser et à bon escient !

Mis à jour ( Lundi, 21 Janvier 2019 15:28 )
 

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