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Les réflexions gaullistes de la semaine du 4 au 10 octobre 2021 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 06 Octobre 2021 12:41

Mercredi 6 octobre 2021 :  

L'Église de France est dans la tourmente après la présentation, hier, du rapport Sauvé sur les abus sexuels dans l'église. 

Il est implacable et consternant : plus de 300 000 jeunes ont été victimes de 3 000 prêtres pédophiles depuis 1950. 

Ces chiffres (certainement minorés) ont fait l'effet d'une bombe. 

Même le pape François s'est fendu d'un communiqué immédiat par lequel il a dénoncé l'"effroyable réalité" et fait part de son "immense chagrin". 

La question qui se pose est celle de savoir, et maintenant ? 

L'Église n'a pas fini de payer (à tous les sens du terme, car le fonds de 5 millions d'euros à destination des victimes ne suffira pas même si l'on ignore combien sont encore vivantes et combien demanderont réparation) ses décennies de déni. 

Pour autant, clouer au pilori l'institution n'apportera rien si ce n'est se donner bonne conscience en justifiant, après coup, ses propres lâchetés et aveuglements. 

L'Église catholique n'a pas attendu ce rapport, issu d'une commission voulue par les évêques de France, pour prendre conscience de l’horreur de ces crimes et de sa responsabilité (lire réflexions gaullistes CC, 07/01/19). 

Elle a également changé ses pratiques. Dans l'exercice de leur ministère, les prêtres ne reçoivent plus portes fermées dans leur bureau ou chez eux. De plus, les candidats à la prêtrise reçoivent un enseignement sur les lois civiles et canoniques concernant les infractions de nature sexuelle sur mineurs. Ils participent également aux sessions de formation organisées à destination des adultes travaillant dans des activités de loisirs avec des enfants ou des jeunes (colonies de vacances, mouvements de jeunesse, etc.). 

Alors, s'il reste encore beaucoup à faire en matière de formation des prêtres (le rapport à la sexualité notamment) et de prise en compte des victimes, les mesures fortes et immédiates, que d'aucuns appellent de leurs vœux, ont pour beaucoup déjà été prises. 

Quant au mariage des prêtres, c'est une fausse réponse à des déviances qui dépassent le cadre de simples frustrations sexuelles. Sur quelles bases peut-on oser lier pédophilie et célibat ? encore heureux que tous les célibataires ne vont pas agresser des mineurs ! 

En tout état de cause, au-delà de l'Église qui est invitée à l'introspection, n'appartient-il pas à la société dans son ensemble de s'interroger sur son incapacité à protéger les victimes de violences sexuelles quand on estime à 5,5 millions, le nombre d'adultes qui ont eu à subir de telles abjections étant enfants ? 

Le silence de la classe politique, qui préfère parler de l'immigration, est déplorable. Et qu'il faille se contenter d'un tweet de Ségolène Royal - qui propose très judicieusement d'engager le même travail de vérité et de réparation dans tous les métiers liés à l'enfance - en dit long sur la gêne de nos professionnels de la politique à ce sujet... 

Le courage des victimes, qui ont osé briser le silence, mérite mieux que cette indifférence !

Mis à jour ( Mercredi, 06 Octobre 2021 12:44 )
 
Les réflexions gaullistes de la semaine du 27 septembre au 3 octobre 2021 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Mercredi, 29 Septembre 2021 12:08

Mercredi 29 septembre 2021 :  

Yannick Jadot sera le candidat des écologistes à la présidentielle de 2022 après avoir remporté de justesse la primaire avec 51,03% des voix face à Sandrine Rousseau. 

Beaucoup, notamment chez les socialistes, espérait un sabordage en règle. Mais, pour une fois, le choix des Verts se sera donc porté vers le favori.  

Toutefois, ce score serré ne confère aucune légitimité à l'ancien cadre de Greenpeace. Au contraire, il va maintenant se heurter à trois écueils qui, cumulés, sont insurmontables. 

D'une part, il lui faudra composer avec la radicalité de sa base. La dynamique était clairement chez sa concurrente écoféministe qui, amère, n'a pas pris la peine de rester écouter le discours du gagnant... ce problème, inhérent à la mécanique mortifère des primaires, ne peut que s'accentuer quand les aspirations protestataires, libertaires, voire totalitaires, sont incompatibles avec un projet de société plus modéré. Obligé maintenant à faire des concessions aux tenants du wokisme, l'eurodéputé voit se refermer sur lui le piège des chimères écologiques. 

D'autre part, il devra convaincre qu'il est le meilleur candidat pour rassembler la gauche, ce qui est une autre paire de manches, tant les différences sont peu marquées au sein de la social-démocratie. Et si les candidatures de Hidalgo et Montebourg ne décollent pas, Mélenchon, qui tire profit de son débat contre le prédicateur de haine à la mode dans les médias, ne se laissera pas priver d'un nouveau tour de piste. Et ce, d'autant plus qu'il lorgne ouvertement sur les soutiens déçus de Sandrine Rousseau. 

Enfin, il devra imposer ses thèmes controversés (sortir du nucléaire d'ici 20 ans ; mettre fin à l'élevage industriel ; revaloriser les minimas sociaux) dans la campagne qui, pour l'instant, se limite à ceux dictés par le trublion cathodique. 

Cette difficulté ne concerne d'ailleurs pas que les idées écologistes. Grands absents de cette campagne qui, certes, ne fait que commencer, les enjeux d'indépendance nationale et de cohésion nationale devront être, non seulement placés au cœur des débats mais surtout défendus autrement que par des candidatures de témoignage. 

Les gaullistes y veilleront.

Mis à jour ( Mercredi, 29 Septembre 2021 12:34 )
 
Les réflexions gaullistes des semaines du 13 au 26 septembre 2021 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail
Écrit par Christophe   
Jeudi, 23 Septembre 2021 11:11

Jeudi 23 septembre 2021 :  

Les règles s'assouplissent sur fond d’amélioration de la situation de l’épidémie : à partir du 4 octobre, le masque ne sera plus obligatoire à l'école dans certains départements, où le taux d'incidence est bas (inférieur à 50 nouveaux cas pour 100 000 habitants). 

Plus que tout autre endroit, l'école aura décidemment été un terrain d'expérimentation inégalé durant cette crise sanitaire... 

Alors que le protocole sanitaire s'était durci pour la rentrée 2021, avec l'annonce de la fermeture des classes de primaire dès la détection d'un cas de Covid-19 (lire estivales VL, 23/08), l'exécutif lâche du lest sur les mesures barrières, à peine un mois après. 

Entre annonces et injonctions contradictoires, il faut suivre ! 

Il y a dans cette décision un doux parfum d'amateurisme, mâtiné de démagogie électoraliste. 

Mais, pour autant, les masques tombaient bien déjà dans les cantines et lors des cours de sport en intérieur. 

Aussi, inutile de dramatiser une annonce qui n'en est pas une, à l'instar des syndicats d'enseignants. Les apprentissages n'en seront que meilleurs. 

Par contre, puisque le temps est aux promesses en prévision de la présidentielle, notamment sur le salaire des enseignants, ne serait-il pas plus judicieux de (re)penser l'école de demain dans son ensemble (prise en compte de la diversité des élèves ; diversification des méthodes d'enseignement) pour que plus jamais nos enfants ne soient considérés comme des statistiques ? parce que « L'École de la confiance » se mérite et ne doit pas se limiter à un slogan creux !

Mis à jour ( Jeudi, 23 Septembre 2021 11:14 )
 

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