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Les réflexions gaullistes des semaines du 25 février au 10 mars 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail

Mercredi 6 mars 2019 : 

Hier matin, un détenu radicalisé, affirmant vouloir venger Chérif Chekatt tué à la suite de l’attentat du marché de Noël de Strasbourg en décembre dernier, a agressé et grièvement blessé deux surveillants pénitentiaires au Centre de Détention de Condé-sur-Sarthe (61).

A l'issue de l'intervention du RAID, le forcené retranché durant près de 10 heures dans une unité de vie familiale a été interpellé et sa compagne est décédée des suites de ses blessures.

Le centre pénitentiaire d'Alençon est pourtant une prison de haute sécurité.

Comment les couteaux qui ont servi à l'agression ont-ils pu être introduits et ne pas être remarqués alors que les visiteurs au parloir famille sont soumis invariablement aux « mesures de contrôle jugées nécessaires » (art. D406 du Code de procédure pénale), notamment le passage sous un portique détecteur de métaux, éventuellement complété par un détecteur manuel de métaux (« poêle à frire »).

L’enquête de l'Inspection Générale de la Justice devra le déterminer. 

En tout état de cause, cette agression doit conduire à faire évoluer les contrôles des visiteurs. Actuellement, les surveillants n’ont pas le droit de fouiller les visiteurs et peuvent seulement demander de montrer ce qui figure dans les poches à l’exclusion de toute fouille par palpation. Seul un officier de police judiciaire est habilité à fouiller un visiteur et uniquement s’il existe des raisons de penser que le visiteur détient des objets ou des documents de nature à renseigner sur une infraction ou à constituer cette infraction.

Il y a donc un vrai problème de sécurité qui se pose.

En outre, ne faudrait-il pas renforcer les contrôles s'agissant des détenus radicalisés ou purgeant de longues peines en imposant la fouille intégrale systématique, ce que l’article 57 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009 ne permet pas ?

Pour la sécurité des personnels et des sites il est urgent que cette question soit reposée, ce que n’a pas manqué de faire notre conseiller national et secrétaire-général adjoint du Syndicat France Police, Marc Tair, dès hier soir.

 

Lundi 4 mars 2019 : 

 

Malgré la pression de la rue (lire billet UPF, 27/2), Abdelaziz Bouteflika a annoncé hier - ou plutôt on a annoncé pour lui - qu'il entendait maintenir sa candidature à la présidentielle du 18 avril pour « apaiser les cœurs et les esprits » et répondre au « changement de système ».

Conscients du rejet qu'inspire ce cinquième mandat d'un président malade et impotent, maintenu au pouvoir jusqu'à l'absurde, ses proches - qui sont à la manœuvre - lui ont fait promettre d'organiser une nouvelle élection présidentielle anticipée, où il ne sera pas candidat, une fois qu'il aura été réélu...

C'est la démonstration que le régime est à bout de souffle. Il pare au plus pressé parce que tous ses plans sont mis à mal.

Le clan Bouteflika a eu 5 ans pour préparer sa succession. Ce nouveau stratagème pour gagner du temps est un véritable passage en force qui risque de renforcer la colère populaire qui secoue toute l’Algérie et de plonger le pays dans le chaos. 

Leur responsabilité est considérable au regard du rôle géopolitique majeur que joue l’Algérie.

Quant à la diplomatie française, si prompte à dénoncer les régimes syrien ou vénézuélien, elle est aux abonnés absents. L'indifférence est un soutien tacite au régime. Demain, elle en sera comptable.

 

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