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Les réflexions gaullistes de la semaine du 1er au 6 janvier 2019 par Christophe CHASTANET PDF Imprimer E-mail

Dimanche 6 janvier 2019 : 

50 000 personnes ont encore manifesté hier dans tout le pays pour l’acte VIII du mouvement des « gilets jaunes ». 

Le désespoir est mobilisateur.

L’attitude du pouvoir exécutif également. 

Car, ce ne sont pas les sorties maladroites et inconsidérées du président de la République lors de ses vœux aux Français lundi soir - évoquant une « foule haineuse » - ou du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, à l’issue du premier conseil des ministres de l’année, vendredi, affirmant qu’il faut « aller plus loin dans le changement, être encore plus radicaux dans nos méthodes, dans nos manières de faire, dans notre style » qui pouvaient faire retomber la pression. Bien au contraire.

Il n’en demeure pas moins que l’ultraviolence affichée est inacceptable. Rien ne justifie de pénétrer de force dans un ministère avec un engin de chantier ou de rouer de coups un gendarme mobile. 

Et d’ailleurs, quel est le sens de ces dérapages ? quel message en tirer ? qu’il n’existe aucune alternative en dehors de la violence et que le mouvement des « gilets jaunes » veut renverser la République ? les revendications sur le pouvoir d’achat semblent bien loin !

Si le seul but du mouvement de protestation qui s’est levé dans le pays depuis près de deux mois est de défiler chaque samedi en créant des incidents avec les forces de l’ordre, il ne débouchera sur rien.

La violence ne fonde rien ; elle ne peut qu'une chose, détruire.

 

Jeudi 3 janvier 2019 : 

Un décret, publié le 30 décembre (JORF n°0302 du 30 décembre 2018), prévoit des sanctions plus dures pour contrôler les chômeurs que celles initialement annoncées par le gouvernement en mars dernier, qui avait alors laissé entrevoir un renforcement des sanctions plus graduel.

Les demandeurs d’emploi qui manqueraient à leurs obligations seront dorénavant sanctionnés selon des barèmes qui ne laissent pas de place à l’interprétation. 

A croire qu’entre les vœux vitupérants du président de la République et ce nouveau tour de vis contre les demandeurs d’emploi qui ne remplissent pas leurs obligations, l’exécutif cherche à remettre de l'huile sur le feu en ce début d’année. 

Ce décret stigmatise les demandeurs d'emploi en faisant passer l'idée que s'ils sont au chômage, c'est de leur faute. Cela revient à dire que ce sont des fainéants et qu’il serait parfois plus avantageux de ne pas aller travailler. 

Nous devons nous inscrire en faux contre ce genre de discours que l’on entend trop souvent, parfois même chez certains qui se disent être de notre famille politique, et qui est à l'opposé de la doctrine sociale de l'Église, chère aux gaullistes.

Que l’on puisse vouloir remettre à plat le système de sanctions pour le rendre plus cohérent est une chose - et il n’y a rien de choquant à ce que des droits soient assortis de devoirs - mais que cela aboutisse à une restriction des droits des chômeurs sans discernement en est une autre.

Il n’y a pas de paix sociale sans bonne politique.

Laquelle est-elle ? celle qui est capable d’encourager et de mobiliser les talents et les capacités de chacun pour retrouver un emploi car il n'y aura pas besoin de durcir les contrôles contre celui qui sera valorisé et accompagné tout au long de son processus de recherche.

 

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Pour lutter contre le chômage, de laquelle des deux opinions suivantes vous sentez-vous le plus proche :
 

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